Jusqu'à quel âge peut-on dormir avec son enfant ?
- 13 janv.
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Le sommeil partagé, ou « co-sleeping », est un sujet qui divise autant qu’il passionne. Si dans de nombreuses cultures à travers le monde, dormir avec son enfant est la norme jusqu’à un âge avancé, les sociétés occidentales interrogent souvent cette pratique. Alors, existe-t-il une « date de péremption » pour le lit familial ?
La petite enfance : Entre sécurité et proximité
Durant les premiers mois de vie, la proximité est un besoin physiologique. L'OMS et de nombreuses associations de pédiatrie recommandent que l'enfant dorme dans la chambre parentale (mais dans son propre berceau) jusqu'à 6 mois pour prévenir la mort subite du nourrisson.
À ce stade, le sommeil partagé facilite :
L'allaitement nocturne.
La régulation thermique et respiratoire du bébé.
Le sentiment de sécurité affective.
Le cap des 3 ans : L'entrée dans l'individualisation
Vers l'âge de 2 ou 3 ans, l'enfant traverse une phase importante de son développement : l'acquisition du « Je ». C'est souvent le moment idéal pour encourager le passage vers son propre lit.
À cet âge, l'enfant commence à :
Développer son imaginaire (et parfois ses premières peurs nocturnes).
Gagner en autonomie motrice.
Avoir besoin d'un espace à lui pour construire son identité.
Existe-t-il une limite d'âge « psychologique » ?
D'un point de vue purement psychologique, il n'y a pas d'âge précis où dormir avec son enfant devient « dangereux » pour son équilibre. Cependant, la plupart des spécialistes s'accordent sur le fait que l'entrée à l'école primaire (6-7 ans) marque un tournant naturel.
C'est l'âge de raison, où l'intimité des parents et celle de l'enfant doivent commencer à se différencier plus nettement. Si le co-dodo se prolonge au-delà de cet âge de manière systématique, il peut être intéressant de s'interroger : l'enfant a-t-il peur de grandir, ou le parent a-t-il du mal à laisser partir son « bébé » ?
Les signes qu'il est temps de changer
Plus que l'âge chronologique, ce sont les signaux de la dynamique familiale qui comptent. Il est sans doute temps de favoriser l'autonomie si :
Le sommeil de chacun est perturbé (coups de pieds, manque de place).
Le couple en pâtit et l'intimité des parents disparaît totalement.
L'enfant ne sait plus s'endormir seul ailleurs que dans le lit parental.
Comment favoriser la transition ?
Si vous souhaitez que votre enfant rejoigne sa chambre, la clé est la progressivité :
Rituel de coucher : Installez un moment calme et sécurisant dans sa chambre.
Le doudou : Il sert d'objet transitionnel pour remplacer la présence physique du parent.
La méthode des petits pas : Commencer par les siestes, puis une partie de la nuit.
Il n’y a pas de règle d’or universelle. Le meilleur moment pour arrêter est celui où l’équilibre de la famille (enfant et parents) est rompu. L’important est que le sommeil ne soit pas une source de stress, mais un espace de récupération et de sécurité.



